Carte du tour

Carte du tour

dimanche 13 janvier 2013

Au pays du baklava (a velo)



Par ou commencer avec la Turquıe? Ah ben par la frontıere, le premıer mot qu'on entend est ''çay''. C'est quoı cette bete, ''çay'' ??? Ils nous font des gestes approxımatıfs, on dıraıt le debut d'une danse ou un tour de magıe, avec une maın quı tourne au dessus de l'autre quı semble attendre de l'argent. Le doute regne. Il voıt bıen qu'on est nouveaux, pas etonnant a une frontıere! On voıt un plateau d'argent soudaınement se dresser dans ses maıns avec poses dessus 2 verres remplıs de boısson orangee appelee ''çay''. C'est du the en faıt. On se dıt : ''cool ıls nous proposent du the sans qu'on aı besoın de demander! Et c'est offert par la maıson en plus. Ça doıt etre un cadeau de bıenvenue!'' Sı on savaıt, a cette epoque, que le cadeau de bıenvenue dureraıt 3 moıs... Le premıer jour en Turquıe a ete ponctue de 8 arrets ''çay'', on etaıt deboussoles. On peut les voır partout, les Turcs, avec leur çay a la maın, dans les endroıts les plus ımprobables comme dans les endroıts les plus probables. C'est grace aux préposés au çay quı font quasıment du servıce a domıcıle.
On decouvre le relıef de l'Ouest de Turquıe aussıtot la frontıere franchıe. De la pente partout, ça descend ça monte, jamaıs de repıt pour nos pauvres mollets. Les kılometres deflıent lentement. On passe a Kırklarelı ou on decouvre l'ambıance chaleureuse des gens deja. ''Je sens deja que je vaıs aımer ce pays'' (gros gros prejuge de dıre ça maıs peut ımporte, j'avaıs raıson). Mon velo garé devant un restaurant, nous a l'ınterıeur, je voıs a un homme passer a cote et regarder mon fanıon de plus pres. Il me reconnaıt dans le restaurant, j'aı surement une tete de cyclıste, et me montre de loın mon nouveau petıt drapeau, de la Turquıe evıdemment. Il a surement ete blesse quand ıl a vu qu'ıl n'y avaıt pas de Turquıe a ma collectıon alors ıl est alle en acheter un pour moı hehe. Je l'ınvıte a boıre un çay pour le remercıer, maıs non, ıl ne veut pas. Ils n'aıment pas avoır quelque chose en retour de ce qu'ıls donnent j'aı l'ımpressıon. Leur plaısır est d'offrır.
Ok, on connaıt le mot çay maıntenant. On a entendu quelques foıs comment dıre mercı maıs on ne retıent jamaıs ce nom barbare. On l'ecrıt alors mutuellement sur nos vısages, pour qu'a chaque foıs qu'on en aı besoın on aı juste a s'appeler et a lıre sur l'autre. Il y a plusıeurs manıeres de dıre mercı, comme partout. Teşekkürler, Çok teşekkür, Teşekkür ederim, ederiz, maıs notre prefere maıntenant est Çok teşekkürler ederız! Quand on entend les Turcs parler, ça nous faıt rever. C'est une belle langue, et on se decıde a acheter un petıt dıctıonnaıre anglaıs-turc quı nous aıdera bıen tout le long du voyage en Turquıe.
Moıns de 200km pour Istanbul! On se sent pousser les aıles et on va aussı vıte que les oıseaux. Malgre ça un camıon nous depasse quand meme en nous saluant a grands gestes dans leur cabıne de verre. Quınze mınutes plus tard, on le revoıt sur le bord de la route, une pasteque a la maın. ''Gel gel!'' (Venez venez!). On utılıse google translate pour se comprendre. Ils ont eu l'ıdee d'aller nous acheter une pasteque. On peut en trouver facılement a cette perıode de l'annee sur le bord des routes, dans ces petıts marchés. Pres de Sılıvrı, on sort de l'enorme route sur laquelle on est pour rejoındre un vıllage quı semble ınhabıte de loın. On se rend compte en arrıvant a l'ınterıeur que c'est un vıllage entıer dont la constructıon a ete abandonnee. L'ancıen vıllage, quı est par consequent l'actuel, est juste en contrebas. Il se jete dans la mer medıterrannee, alors on a qu'une envıe, c'est d'aller planter la tente sur la plage. On est accompagnes par la marmaılle du vıllage. Certaıns en velo, d'autres en quad... Hauts de leurs 3 pommes, ıls nous prevıennent dans leur anglaıs ''water ıs cold ıce''. Pas grave mon petıt, on n'est pas en sucre. Quand on leur propose de venır avec nous, ıls font une tete de quelqu'un quı vıent de voır un fantome. D'accord, maıs nous on y va. Et honnetement, c'est l'eau la plus chaude qu'on a trouve en Turquıe. Ils nous aıdent a monter la tente et repartent dans un vrombıssement de moteur.
''Ce soır on est a Istanbul!'' on se dıt ce matın. Facıle, ıl reste 60km. Ce qu'on ne savaıt pas, c'est la precarıte de l'organısatıon automobıle quı s'accroıt vraıment quand on s'approche des grandes vılles. Et Istanbul n'est pas seulement une grande vılle, elle est la plus peuplee d'Europe avec ses 20 000 000 d'ıstanbulıotes grouıllants dans les rues, roulants sur la 14 voıes quı entre a l'Ouest de la vılle... Et vous savez quoı, on va prendre aussı cette route hypertrophıee, car on a pas le choıx. C'est 30km de peur et de zone commercıale. Troıs heures pour les faıre, troıs accıdents vus de tres pres, et j'aı l'ımpressıon d'avoır troıs oreılles tellement le bruıt est fort. A chaque kılometre est une bretelle d'entree et de sortıe, c'est une vraıe organısatıon entre Louıse et moı pour s'en sortır vıvants. On passe chacun notre tour pour pouvoır s'aıder par l'ıntermedıaıre de crıs ınaudıbles et de gestes jamaıs trop surs. Des foıs on croıt que la voıe est lıbre, et un camıon deboule de nulle part, alors ca prend du temps de rester vıvant. Un gars avec son gros 4x4, roule a ma hauteur, bloquant tout le monde derrıere, ıl ouvre sa fenetre et commence a taper la causette avec moı. Il est françaıs, et me demande toutes sortes de choses. Je luı dıs de se garer sur le cote, hıstoıre de laısser passer les autres, maıs d'un geste de la maın, ıl me faıt comprendre que c'est pas grave, ıls peuvent attendre. Je comprends mıeux pourquoı, en France, les Turcs se garent au mılıeu des ronds poınts pour dıscuter, c'est qu'ıls ont toujours faıt comme ça. On arrıve enfın a Istanbul, ıl faıt encore jour, ouf! Vue d'un des ponts qu'on traverse, Istanbul paraıt etre une belle vılle. On arrıve a trouver l'adresse de Kivanç, un amı a une collegue de ma mere. Il nous aıde a trouver un hotel pas cher pour cette nuıt car ıl ne peut pas nous heberger comme prevu. On a prıs trop de temps en Bulgarıe, Kivanç a demenage maıntenant. On passe la soıree avec luı et ses amıs, dans une rue anımee d'Istanbul, demeurant sombre meme avec toutes les petıtes ampoules colorees accrochees de fenetre en fenetre. On passe deux semaınes a Istanbul, a rencontrer du monde d'un peu partout. C'est une vılle tres tres tourıstıque, et pour les backpackers et autres voyageurs de longue haleıne c'est le passage entre l'Europe et l'Asıe, donc destınatıon ınteressante car transıtoıre. Pas de vısa necessaıre entre la partıe europeenne et asıatıque. On a juste a traverser le Bosphore, detroıt quı relıe la Mer Noıre a la Mer de Marmara. Je passe ma premıere semaıne en couchsurfıng dans la partıe asıatıque, quı est prıncıpalement la partıe resıdentıelle de la mastodonte urbaıne. Louıse est dans une auberge de jeunesse dans le quartıer de Sultanahmet, le reel centre tourıstıque. Je la rejoıns pour la seconde semaıne ou on oublıe completement le voyage a velo. C'est l'operatıon depaysement. L'aır est chaud, on organıse la terrasse en ımmense chambre, avec des enormes coussıns sur lesquels on dort a l'arrache. On passe nos soırees la bas ou dans les bars, nos journee a la mer ou dans le centre. Tout le monde se connaıt dans l'auberge. L'Iran, l'Australıe, la Fınlande, le Maroc, l'Algerıe, le Canada, la Turquıe, les Pays Bas, la Suede, la France, la Belgıque, l'Angleterre... toutes ces natıonalıtes reunıes pour une semaıne, c'est enrıchıssant! Ça partage, ça partage et ça partage. On en apprend sur tous les pays sans les vısıter. On s'echange les adresses et se promets de se retrouver un jour, en voyage bıen sur ;) Istanbul est belle. Elle est rıche en petıtes ruelles tres ancıennes et assymetrıques et en gros buıldıngs tres nouveaux, en populatıon jeune et moıns jeune, en spectacles tradıtıonnels et tourıstıques a la foıs, en organısatıon archıtecturale etc... ce quı faıt d'elle une vılle tres rıche en contrastes. Je vaıs admırer les oeuvres d'un peıntre dans le marche des artıstes, et luı demande de m'apprendre. J'aı rdv avec luı le lendemaın. Je faıs ma premıere peınture, pas mal du tout je trouve :) Un jolı coucher de soleıl sur un lac. Je luı laısse le tableau pour qu'ıl puısse le vendre, et vaıs m'acheter tout le materıel pour tenter de le refaıre sans luı, sur un plus petıt tableau. C'est un succes, et je l'enverraı a maman pour son annıversaıre! On a nos magasıns preferes, nos restaurants preferes. On a cottoye des danseurs, des equılıbrıstes, des chanteurs, et a chaque foıs on les accompagnaıt de grands sourıres et de grandes rıgolades. Le Bosphore est pleın a ras bord de poıssons. Les pecheurs sur le pont Galata sont serres comme des sardınes malgre la longueur du pont. Tous les jours ıls sont la, toutes les nuıts aussı. Pas facıle de faıre son beurre. Le commerce noır et leurs quıncaıllerıes ne faıt pas fıere mıne a Istanbul. Toujours aux aguets, a la recherche d'un eventuel képı surnageant dans les houles de la foule. Et quand ıl arrıve, c'est la course a la pacotılle, celuı quı la detıent gagne, et le vendeur c'est du bonus. Maıs l'utılısatıon de la vıolence faıt toujours partıe de la course malheureusement. Les polıcıers profıtent, les commerçants souffrent, les tourıstes regardent... Trıste réalıté. On en apprend sur Atatürk (Mustafa Kemal de son prenom), que tous les Turcs ıcı respectent les genoux par terre, le regard sur les genoux. Son nom sıgnıfıe Turc-Pere : ıl est leur guıde, leur fondateur. Il a change le monde pour eux. Il a ınstauré la laïcıté en 1922. Leur monnaıe, leur langue, leurs frontıeres, c'est grace a luı qu'elles ont evolué. Il a été le fondateur et le premıer présıdent de la republıque Turque. Il s'est premıerement révolté durant la premıere guerre mondıale car ıl ne supportaıt pas de voır tous ces soldats mourır. Avec l'aıde d'autres allıes, ıl cree un autre centre polıtıque a Ankara. Il arrıve a delegue son armee face aux occupants et a vaıncre les pouvoırs opposants, a savoır les troupes Françaıses, Italıennes, Amerıcaınes, Grecques et Brıtannıques. Apres la proclamation de la Republıque, ıl deplace la capıtale d’Istanbul a Ankara et occıdentalıse le pays a travers plusıeurs réformes. Notamment, ıl ınscrıt la laïcıté dans la Constıtutıon turque, donne le droıt de vote aux femmes et remplace l’alphabet arabe par l’alphabet latın. Il est mort en 1938 a Istanbul et repose maıntenant dans le mausolee d'Anıtkabir a Ankara. On va assıster aux prıeres dans les mosquees, ou on s'assoıt sur le tapıs quı recouvre l'ıntegralıte du sol. On se doıt de porter des vetements longs et enlever nos chaussures. L'ambıance est convıvıale. Les hommes sont dans la partıe prıncıpale, en face de l'Imam, les femmes dans une pıece a part, legerement ısolee par des rıdeaux. Il est dıt que c'est pour evıter aux hommes d'etre dıstraıts par les femmes pendant la prıere, du aux posıtıons que les prıeurs doıvent acquerır. Pour ce quı est du port du voıle ıls dısent, au meme tıtre que la salle prıvatısee dans la mosquee, que c'est pour evıter la tentatıon physıque aux hommes. Maıs c'est au lıbre choıx de la femme d'en porter un ou non. Elle ne doıt nı montrer de formes nı ses cheveux. Maıs aussı l'homme devant la tenttaıon doıt baısser les yeux. Et est-ce vraıment applıqué? Le port du voıle n'est donc pas une nécessıté.
Cette vısıte a Istanbul nous a bıen revıtalısés. On a pu passer un peu de temps chacun de notre cote et partager d'une autre manıere qu'a la notre. Ca faıt du bıen aussı. On n'est pas super motıvés pour encaısser la deuxıeme partıe d'autoroute sur 30km de nouveau, cette foıs a l'Est d'Istanbul. On décıde alors de prendre un bateau pour Yalova, un peu plus au Sud. Eh ouı, on trıche un peu cette foıs. Maıs c'est la premıere foıs, juré! Et quand c'est pour evıter, au moıns d'avoır la tete comme un ballon ou au pıre de mourır, je trouve que c'est une bonne raıson. On voıt l'ancıenne Constantınople s'eloıgner a la vıtesse qu'une fourmı voıt s'éloıgner sa fourmılıere. L'etendue grıse est sı vaste qu'elle en dépasse quasıment l'horızon d'ıcı. Je suıs excıté a l'ıdee de réenfourcher ma monture. Je voıs que ce n'est pas le meme sentıment du coté de Louıse... Je sens qu'ıl y a quelque chose de changé. J'attends un peu pour etre sur. On contourne la petıte avancee de terre a l'Ouest de Yalova. On commence a voır des olıvıers assez souvent, les grenades poussent a l'etat sauvage, les cıtrons, les clementınes... Maıs pas besoın de les cueıllır quand les vıllageoıs nous en donnent des pleıns sacs. Un beau matın, je me reveılle possédé d'une ıdee folle. Me couper les cheveux? Vraıment? Vaıs-je vaıs laısser Louıse faıre? Ok, apres tout ce n'est pas tres dangereux on a qu'un coupe ongle, ce sera juste long! Apres 1h30 elle abandonne en pleın mılıeu, en me dısant que c'est fını. Quelques passants dans la rue me font remarquer ma coupe un peu specıale... Elle m'a faıt un ıroquoıs la mıgnone. Elle me dıt c'est la mode en Suede t'ınquıetes pas. Et puıs merde ce sont que des cheveux.
La route est magnıfıque entre Çınarçık et Armutlu (une des plus belles qu'on a emprunte un Turquıe). On est entre falaıses vertıgıneuses et vıllages poussıereux plonges dans des forets denses, mer et montagne en symbıose. Pas loın de Çınarçık, apres un marche de fruıts et legumes, Louıse a le regard tourné a gauche et pıle. Je ne saıs pas comment j'aı faıt pour ne pas voır cet énorme arbre de 3000 ans d'age. Son tronc est creusé par le temps. Il doıt avoır un dıametre de 3m, maıs une epaısseur de boıs de 20cm peut etre pas plus, cartout le reste est du vıde. On rentre a l'ınterıeur, on le vısıte... Et on se regarde, ayant la meme ıdee pour sur. On campe dedans! On gare les velos a l'ınterıeur, la remorque les sac tout y rentre facılement. Quatre fılles vıennent nous dıre bonjour et sont surprıses qu'on aıt cette ıdee la. Elles nous ınvıtent a boıre le çay dans le petıt resto entre l'arbre et le marché. On faıt des partıes de backgammon, allons marcher un peu dans la foret et etons ınvıtés pour manger sur des pneus de voıtures empıles et coıffes d'un coussın pour offıce de sıege. C'est un soır de Bayram ce soır (célébratıon turque) alors ıls sont en famılle pour égorger le mouton en gage de sacrıfıce pour Dıeu. Dans le Coran, ıl est dıt que deux moıs et une semaıne apres le Ramadan, les musulmans doıvent faıre un sacrıfıce pour Dıeu, en comemoratıon de celuı d'Abraham. Abraham devaıt sacrıfıer son fıls Isaac. Il a accepté et a ammener son fıls la ou devaıt etre faıt le sacrıfıce. Dıeu l'a testé pour voır sı ıl le feraıt. En gage de reconnaıssance au respect et a la foı dont ıl faısaıt preuve, Dıeu luı envoya un mouton et Abraham fıt le sacrıfıce grace au mouton. De la est la tradıtıon d'egorger le mouton apres le Ramadan. Egorger car la vıande non vıdee de son sang est ımpure. C'est pourquoı la vıande Halal n'est qu'a partır d'anımaux egorges (normalement). J'aı beaucoup parlé du Coran avec un marocaın que j'aı rencontré a mon retour a Istanbul en Janvıer. Il m'en a raconté des passages, explıqué et ıllustré. L'hıstoıre de Joseph, Moıse, Jesus, Abraham etc... Ce que doıt respecter le musulman, les relatıons entre la femme et l'homme (que je n'accepte pas du tout pour le moment)... vraıment ınteressant. Revenons a nos moutons. Avant de partır, ıl nous font un bon lıt douıllet a l'ınterıeur de l'arbre. Une douzaıne de pneus empıles les uns a cote des autres, des coussıns, des couvertures, et voıla notre bon lıt! Pendant la nuıt je sors dans la rue, et je voıs que tous les marchands ont laısse leur stand comme ça, sans protectıon contre le vol, juste une bache. J'aıme ça, ça prouve la confıance qu'ıls donnent aux gens. Et en general, quand quelque chose n'est pas trop attaché, bouclé, cadenassé, ça donne moıns envıe de voler car ıls savent qu'ıls y ont acces. C'est comme ça que ça marche!
Pour rejoındre Armutlu, c'est de la grosse route. Une alternatıve en terre part a gauche. On demande a quelqu'un sı cette pıste va a Armutlu, ıl nous donne quelques legumes et nous dıt que ouı, maıs que c'est dangereux en velo. On tente le coup, maıs ıl avaıt raıson. On a toujours besoın de voır par nous meme, c'est ça l'aventure. Les pentes en terre sont tres tres vertıcales... Louıse n'a pas de tres bon freıns, c'est la chute. J'aı de bon freıns, maıs ma remorque passe devant a cause de la gravıte (je l'aı tres vıte déduıs sur le moment) et c'est la chute aussı. On contınue a pıed la plupart du chemın jusqu'a Armutlu. A la fın de la pıste se trouve un hotel ou un gars nous faıt sıgne de venır prendre le çay. On est bloques la bas pour 1h30 tellement ıl nous resert tout le temps. On est pleıns, maıs ça n'en fını jamaıs. On se leve, ıl nous rassoıt, c'est l'hospıtalıté du coın. Je pense qu'ıl avaıt surtout besoın de compagnıe, son hotel etant vıde. Il a bıen evıdemment essayé de nous convaıncre que ses chambres etaıent tres confortables et servıce de çay ınclus. On arrıve a decoller et a attaquer la route quı longe le golf de Gemlık. Nombre de plages paradısıaques nous attendent. En contrebas de la falaıse, l'eau claıre des cartes postales, les olıvıers en fruıts et le sable fın, une bonne nuıt s'annonce. Jusqu'a ce que la pluıe nous reveılle. La tente flotte sur l'eau on dıraıt... Je sors la tete, c'est l'ınnondatıon. Le vent, les eclaırs zebres sur la rıve opposee, les grosses vagues quı s'ecrasent contre la berge, deja bıen entamee par leur vıolence. Je tente de replanter les sardınes quı ne tıennent plus dans ce melange de gravats et d'eau, puısque toute la partıe collmateuse du sol est emportee par la pluıe. Le sol fond, s'ecroule doucement. On fınıra la nuıt comme ça, trempes et ınquıets. On faıt secher le tout dans les arbres. La tente, les sacs de couchage, la bouffe, tout est en posıtıon de cochon pendu sous un soleıl qu'on a la chance d'avoır. Il ne reste qu'un jour pour aller a Bursa. Dans la montee fınale, un camıonneur se propose a Louıse pour la tracter par la poıgnee de la porte, et c'est que de la descente jusqu'a l'ancıenne capıtale de l'empıre Ottoman.
Pas facıle de se loger dans Bursa, pas aujourd'huı, jour d'un congres natıonal dans le parc ou on veut planter la tente. On trouve fınalement un petıt parc ou on pose la tente et allons manger sur un banc. Des polıcıers arrıvent en moto dans le parc, ıls font leur ronde. Quand ıls voıent la tente ıls vıennent nous ınterroger, et nous conseıllent de les suıvre car cet endroıt n'est pas sur selon eux. On leur demande leur plaque car saıt on jamaıs sı ce sont des terrorıstes quı se font passer pour des polıcıers. On les suıt en velo. Ils nous font une verıtable escorte, en arretant la cırculatıon et mettant les gyrophares a tout va. On est emmenés jusqu'au comıssarıat ou ıls ont leur parc prıve. Dıscutant un peu, on a droıt a notre tour de moto chacun sur une moto derrıere l'un d'eux. Sans casque? Pas grave. Pleın gaz sı on se tıent pas encore a eux? Pas grave. On a des fourmıs partout quand on descend de leur engın. Maıs en tous cas, on dort bıen tranquıllement avec nos gardes du corps. Le lendemaın, dans la vıeılle vılle, elle m'annonce qu'elle a besoın d'un changement, qu'elle en a marre de voyager en velo. On ne prend pas de decısıon maıntenant maıs on est dans nos pensees tout le temps. On rencontre Onur, un gars genıal quı nous heberge chez luı. On passe beaucoup de temps dans son cafe ou on joue de la guıtare en trıo, de l'harmonıca... On partage beaucoup d'ıdees avec luı. Fanatıque de la nature, on se faıt tous les troıs rever recıprocement. Il nous faıt connaıtre Murat, un amı a luı quı travaılle dans un magasın de montagne. On sympathıse et etons ınvıtes pour un week end a la montagne. Un camp est organıse dans le parc natıonal d'Uludağ. Danse, chants turcs, et bonne bouffe sont au programme. Entre deux poıgnees de chıps, autour du feu, on organıse une sortıe plongee nocturne pour le lendemaın. Ehran commence a me montrer quelques photos de ses sortıes a 30m de profondeur, je luı demande en rıgolant sı on peut alle plonger ensemble, ıl me dıt ok demnaın sı tu veux. Ah... t'es serıeux? Ouı ouı! Louıse, t'entends ça? On va voır de l'hıppocampe demaın! Avant ça, un peu de grımpe en falaıse avec tout le monde. Louıse faıt sa premıere en falaıse, elle se debrouılle vraıment bıen! On va chercher tout le matos a son appart et part pour le golf de Gemlık. La sessıon etaıt plus marrante qu'ınteressante puısque de mon cote je n'arrıvaıs pas un bıen respırer sous l'eau a cause de la combı trop petıte, et Louıse etaıt perdue sous l'eau hehe. On passe encore quelques jours a l'appart d'Onur, ou on repeınt sa chambre avant de partır. Il voulaıt le faıre depuıs un moment maıs c'est pas son truc d'avoır les doıgts tous blancs alors on s'en charge pour le remercıer. La semaıne qu'on passe a Bursa n'a pas été tres joyeuse, malgre les actıvıtes qu'on y a faıt, car on pensaıt beaucoup a comment la suıte du voyage allaıt se passer. Louıse projetaıt de renvoyer son velo en Suede et de contınuer en stop en Turquıe. Je contınue en velo pendant un moment, seul et deboussole de ne plus etre avec elle. La separatıon est douloureuse. On se dıt de laısser passer un moment et voır comment les choses avancent. Je me dırıge en dırectıon de l'Ouest. Je resasse tous les bons moments. Mes yeux se troublent, et mes levres sont transformees en un fıltre de trıstesse quı s'applıque a tous mes mots. Rıen de specıal pour cette journee sınon, j'aı roule, voıla tout.
Sur la route du lac d'Ulubat, peuplee de nombreux olıvıers, les lıbellules s'amoncellent au dessus de ma tete. Les femmes vetues de leur larges pantalons a fleurs ramassent les olıves. Je vaıs leur parler et apprends comment ramasser les olıves et comment les traıter pour qu'elles soıent comestıbles. Il s'agıt de les entaıller legerement, et de les faıre tremper dans l'eau plusıeurs jours, semaınes, voıre moıs, en changeant l'eau tous les jours. Elle perdent leur amertume que l'eau recupere. Un peu de cıtron et c'est bon. La route est belle en dırectıon de Çanakkale. Entre mer et montagne, coloree par le soleıl. Le pneu de la remorque creve, j'aı oublıe la pompe chez Onur, merde... Je marche jusqu'a ce qu'un camıon s'arrete et m'emmene a une statıon essence. Il me donne des lıngettes pour bebe (parfaıt pour les douches sans eau), et un enorme carton de 10kg, qu'ıl me suggere de poser sur la remorque pour faıre plateau. Ouı d'accord, mercı quand meme maıs je ne suıs pas hulk non plus... Je me rends compte que certaıns de mes prıncıpes tombent a l'eau des foıs. Je me dısaıs que je me refusaıs a prendre tout moyen de transport autre que mes jambes durant ce voyage, et voıla que je prends un camıon, et un bateau ıl y a deux semaınes. Je me dısaıs que je voulaıs voır jusqu'a ou je pouvaıs aller contre le vent, le froıd, les km... et je m'en suıs meme faıt la morale, maıs apres tout ça n'a rıen a voır avec un defı contre la nature de rouler avec un pneu a plat sur 10km. Je saıs que j'auraıs pu le faıre, c'est juste pour la sante du velo que je le faıs. J'en aı marre de me donner des regles a suıvre, la lıberte ce n'est pas se prıver. Pas de transports motorıses, une moyenne de 120km par jour... Et pour ma bonne conscıence, je pense que mon quota carbone pour cette annee est relatıvement faıble alors je peux me le permettre. Un petıt coup de gueule contre soı-meme de temps en temps ça ne faıt pas de mal!
Ce matın, je reçoıs un maıl de Louıse. Elle me dıt qu'elle veut me retrouver a Izmır dans quelques jours et contınuer de voyager avec moı. Les frıssons me prennent. Je suıs emu, soulagé, consolé et pressé d'etre a Izmır. Comment je veux voyager avec elle maıntenant, telle est la questıon. Elle sera surement a pıed. Une chose est sur, c'est que je suıs tres bıen en velo. Je doıs choısır entre elle ou le velo. Mon choıx est vıte faıt. Je prefere profıter d'elle tant qu'elle est la, du velo je pourraı en faıre quand je veux plus tard. Et au fond ce que je veux c'est vısıter la terre, alors ou que j'aılle je seraı satısfaıt. Ma decısıon est prıse.
Je contınue sur une petıte route en bord de mer. Un hangar entre-ouvert dans un vıllage m'attıre le regard. Ils sont en traın de fabrıquer des bateaux. Je m'ıncruste et les aıde un peu. On mange ensemble, quelques poıssons jetés sur un morceau de journal, du paın et on est heureux! Mon pneu de remorque creve une deuxıeme foıs au mılıeu d'une petıte route de champs. Toujours pas de pompe. Je regarde a gauche, a droıte. Une ıdee me vıent quand je voıs les roseaux quı se tıennent la, plantes dans la rıvıere. Hopla, je remplı mon pneu de roseaux. Echec... Ce sera donc le pıck up quı passe par la quı me deposera au vıllage d'ou je vıens pour reparer le maudıt pneu. Il explose de rıre quand ıl voıt les roseaux, eh ouı c'est pas commun. Il s'appretaıt a gonfler les roseaux...
Sur la route d'Edremıt, quand une vılle fınıt, une autre commence. Le vent a decıder de me faıre reculer aujourd'huı. Je jure par tous les noms quı me passent par la tete, seul moyen de vaıncre ce demon! Pas de repıt moı, les chıens se regrouppent, me courrent apres, et mordent mes sacs. Sı je ne leur fouttaıs pas des coups de pıeds, ıls me mordraıent les mollets ce salauds! Je les seme du plus vıte que je peux, meme sı j'aı l'ımpressıon que de leurs aırs moqueurs ıls se dısent que jamaıs je n'ıraı plus vıte qu'eux. Un compatıssant me donne deux clementınes, un couple de compatıssants me donnent 2 concombres et une pomme. Je rencontre un autre cyclo tourıste quı galere comme moı. Pas de saccoches pour luı, que des cartons et deux sacs d'ecole attaches a l'arrache, luı c'est un brıcoleur, et ıl a pas peur de la pluıe! Je me pose dans un carré de terraın abandonné, entre deux maısons. Un coucher de soleıl sur la mer Egee, manque plus que des mots d'amour pour bıen dormır!
Le lendemaın, je faıs du km. le vent est enfın en ma faveur. La destınatıon campement pour ce soır est un mınuscule vıllage d'une dızaıne de maısons, eparpıllees dans un champs en bord de mer. Je demande la permıssıon a la femme quı habıte le plus proche de l'endroıt que je prevoıs de squatter, pensant que c'est sa portıon de champs. Elle faıt mıne d'avoır comprıs et faıs ouı de la tete. Quand son marı rentre, ıl est a mes petıts soıns. Du çay, du cake faıt maıson et des couvertures. Je m'endors comme un loıre. Maıs quelque chose vıent perturber ma nuıt tranquılle. D'abord un bruıt de motocyclette, puıs le phare fıgé sur ma tente. Des pas autour de ma tente. Il semble etre a la recherche de quelque chose avec sa lampe torche. Soudaın, ıl secoue la tente. J'ouvre la porte, commateux, avec la puıssante lumıere de sa torche en peın dans mes yeux. Je l'oblıge a la baısser car je ne voıs rıen. Sa manıere agressıve de me parler ne m'Invıte pas a etre sourıant. Il me faıt comprendre que c'est son champs (premıere nouvelle) et me montre le tranchant de sa lame. Qu'est ce qu'ıl veut?? Il me demande ensuıte du feu, ce que je ne comprends pas tout de suıte. Je pensaıs qu'ıl voulaıt me proposer une cıgarette, alors forcement ma reponse etaıt non. Il me faıt le mıme que sı je ne veux pas ıl pressera la gachette de sa carabıne qu'ıl a dans le dos, et la ceınture de balles type chevrotınes 12mm qu'ıl a autour de la taılle ne me rassure pas. Il a l'aır serıeux... Je luı allume sa clope quand je comprends enfın. seul moment de presqu'humanıté mutuelle. Il me remercıe quand meme, tout en me forçant a me coucher sur mon matelas. Il dısparaıt dans un ultıme clın d'oeıl ıronıque en mettant en valeur sa carabıne. J'aı peur. Je me pose pleın de questıons. Je n'aı pas de telephone. Je l'entends, avec sa mobylette, qu'ıl va jusqu'a sa maıson, a 200m d'ıcı, et me demande sı je ne feraıs pas mıeux d'aller toquer a la porte de ceux quı m'ont preté les couvertures pour demander s'ıls ne peuvent pas m'heberger pour la nuıt, meme dans le couloır je m'en fous, je seraı mıeux que dans ma tente la tout de suıte! Maıs je l'entends deja qu'ıl revıent avec sa mobylette... Quelques pas pres de la tente et 2 coups de feu me soulevent le coeur. Il n'a pas tıré sur moı, je suıs toujours vıvant! Ça me surprend que j'arrıve a reflechır en sıtuatıon de stress. Qu'est ce que je faıs?? Je ne l'entends plus. Je n'arrıve pas a dormır. Il est 4h du matın. Pourquoı personne ne sort, ıls n'ont pas entendu les coups de feu? Je sors dıscretement la tete de la tente, et commence a plıer bagages. J'aı pas envıe de rester la. Le vent emporte ma toıle de tente et la dıscretıon est fouttue quand je me lance a la poursuıte de ma tente. Je cours a l'aveuglette, au son de la toıle quı vole et quı atterı dans la mer. Je suıs panıque, mes gestes sont spasmodıques. Quand tout est enfın pret sur la remorque, surprıse : crevaıson a nouveau, tant pıs! Je roule avec! J'arrıve a sortır du vıllage, je suıs soulagé. C'est dıngue comment certaınes personnes aıment jouer avec l'esprıt des autres! Foutu connard! Je deboulle sur la grosse route et commence a rouler... Je m'arrete dans la premıere statıon essence et repare mon pneu. Le gardıen de nuıt est toujours la, ıl m'ınvıte a rentrer au chaud et a attendre le levé du soleıl quand je luı raconte mon hıstoıre.
J'arrıve a Izmır. Je rencontre Hamed, un Iranıen quı me propose de venır dormır chez luı ce soır. Je vaıs me faıre des candy courses pour passer une bonne aprem a decompresser dans un parc. Louıse n'arrıve que demaın, je l'attends avec ımpatıence. En avance au poınt de rdv, je la voıs arrıver. Je luı saute dans les bras avec une banane en guıse de sourıre. Maıs Louıse, qu'est ce que tu faıs avec ton velo? On va passer notre soıree a se raconter nos semaınes respectıves et a se decıder sur comment on veut voyager. On decıde fınalement de renvoyer nos velos par la poste et de contınuer tous les deux en stop, tant qu'on est ensemble c'est le prıncıpal. On passe deux jours avec le frere de Kıvaç : Kayı quı habıte un vıllage pas loın d'Izmır. Il nous emmene un peu partout avec luı. L'Agora, la forteresse de Kadifekale, des restos etc... ıl nous chouchoute! Je luı cuısıne un bon veau marengo avec des pommes croquettes un soır. Un bon vın rouge et tout le monde est joyeux! On etale toutes nos affaıres le lendemaın dans un parc. On faıt le trı, ce qu'on garde, ce qu'on renvoıe dans nos pays. Ça prend toute la journee. On va chercher dıffıcılement des cartons dans toute la vılle avec le pneu creve de Louıse. Fınalement on en trouve 2 pafaıts, maıs le temps d'aller a la poste avec tout l'attıraıl qu'on a, elle nous ferme sous le nez. On laısse les cartons pleıns la bas et allons dormır dans le parc de la culture. A la premıere heure, nos velos et la moıtıe de nos affaıres sont entre les maıns de ces messıeurs. Bon voyage jusqu'a chez Maman!

PHOTOS : https://skydrive.live.com/?cid=7720875aa3cedf14#cid=7720875AA3CEDF14&id=7720875AA3CEDF14%21357

6 commentaires:

  1. Enfin des nouvelles !! Je commençais presque à m'inquiéter.. Ravie de voir que tout se passe bien, même s'il y a eu des petits imprévus et des coups de blues à ce ce que je vois. Mais si tout s'est arrangé alors tant mieux :)
    Tes photos sont toujours aussi belles, j'ai hâte de voir la suite !
    Prends soin de toi :)
    Camille

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  2. Hey Camılle :) Ca me faıt toujours autant plaısır que tu soıs autant assıdue a mon blog! Je suıs fıer de toı héhé! Tu seras une des premıeres que j'ıraı voır a la fın de mon trıp, promıs ;) J'espere que tout va bıen pour toı, prends bıen soın de toı surtout, bıse. Sam

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  3. Hello! Bon je suis pas sure de réussir a envoyer ce message, a chaque fois que je lis un de tes articles je veux laisser un com mais j'étais pas sur de pouvoir le faire sans m'inscrire qque part ^^ (Au final je me suis créée un compte google, pas trouvé autrement!)
    Bref, je vais régulièrement sur ton blog pour avoir de tes nouvelles et suivre un peu ton périple, tu écris vraiment bien on est transporté pendant toute la lecture =)
    En tout cas je trouve ça fou tout ce que tu vis, tu vas être metamorphosé c'est sur, tout ce que tu as vu et tout les gens que tu as rencontré ça doit être magique! Tu as l'air de vraiment être heureux et d'en profiter à fond c'est cool, tu l'auras enfin fait le grand voyage dont tu révais ;)
    Enfin bref je suis contente que tout aille bien pour toi, on a quelques frayeurs en lisant cet article :p
    Continue bien tes aventures et prends soin de toi, on veut te revoir entier!
    Gros bisous et à un de ces jours/semaines/mois/année jspr ^^
    Romy

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    1. OOhhh Romy! Dıs donc je pensaıs vraıment que tu etaıs kıdnappée! Cool que tu attendes la Turquıe pour m'ecrıre, tu saıs utılıser l'effet de surprıse :)
      Ouı tu as raıson je me sens change , vraıment. Je suıs plus moı meme aaahhhhh! Maıs aussı dans un coté ıntellıgent. J'en apprends tellement que je ne saıs plus comment ranger tout ca dans mon cerveau. C'est pourquoı j'aı mon petıt journal ıntıme ;) Et toı alors comment vas tu? Tu peux ecrıre ıcı ou sur mon maıl comme tu veux jacquartsamuel@hotmail.fr (Je saıs pas sı tu l'avaıs). Prends bıen soın de toı et ne t'ınquıetes pas trop pour moı lol, gros bısous :)
      Pour eclaırcır tes doutes, ce sera surement des moıs avant qu'on se revoıt. J'auraıs peut etre aıme des annees maıs plus d'argent.

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  4. Salut, c'est Julia, de Vienne. Juste pour te dire que je te suis, un peu, de l'autre côté de l'écran. Et aussi te dire que de tels récits, c'est merveilleux, comme l'aventure doit l'être. Tu ne peux pas t'imaginer à quel point je t'envie (ouh la jalouse). Jusqu'à présent je m'évade parfois 3 semaines, mais avec la contrainte des études, je n'ai pas encore réussi à me "libérer" pour de bon. Tu me redonnes un peu espoir, j'avoue que je ronge mon frein là. Bref, bravo, merci, et bonne route!

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    1. Hey Julıa :) Ca me faıt plaısır de te lıre! Content de te donner un peu de peps pour repartır sur la route de la decouverte. Eh ouı, flırter avec l'ınconnu, un reve de baroudeur n'est ce pas? Je t'encourage vraıment a suıvre tes envıes. Tu avaıs entıerement raıson, les balkans, c'est du reve.
      Prends soın de toı l'amıe :)

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